N. Lygeros (OPUS)
Dans la grand’rue, il y avait une petite librairie. C’était notre trésor caché. Les hommes seulement savaient où elle se trouvait. Les autres se pressaient dans les tabacs pour voir leur vie s’envoler en fumée. Nous, nous aimions trop les arbres pour les brûler. Nous préférions les feuilles écrites, celles où les hommes avaient laissé leur message, leur mémoire. Les livres étaient chers mais ce n’était pas pour cette raison qu’ils étaient précieux pour nous. Chacun d’entre eux était un prétexte au bonheur. Nous aimions partager nos lectures. Et nous aimions lire chacun pour l’autre.
Dans la grand’rue, il y avait une petite librairie. C’était notre trésor caché. Les hommes seulement savaient où elle se trouvait. Les autres se pressaient dans les tabacs pour voir leur vie s’envoler en fumée. Nous, nous aimions trop les arbres pour les brûler. Nous préférions les feuilles écrites, celles où les hommes avaient laissé leur message, leur mémoire. Les livres étaient chers mais ce n’était pas pour cette raison qu’ils étaient précieux pour nous. Chacun d’entre eux était un prétexte au bonheur. Nous aimions partager nos lectures. Et nous aimions lire chacun pour l’autre.


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